Microplastiques dans l'eau et dans le sang : quels risques ?
Les microplastiques sont désormais détectés dans le sang, le cerveau, le cœur et le placenta humain. Une équipe de chercheurs néerlandais a détecté des particules de microplastiques dans le sang de 17 adultes en bonne santé, sur 22 donneurs analysés. L'eau que nous buvons est l'une des principales voies d'entrée de ces particules dans l'organisme.
Des solutions de filtration permettent aujourd'hui de réduire significativement cette exposition au quotidien.
Qu'est-ce qu'un microplastique ?
Un microplastique est une particule de plastique de moins de 5 millimètres. Elle peut provenir de la dégradation de déchets plastiques plus grands (bouteilles, emballages, pneus) ou être produite directement sous forme de microbilles dans certains cosmétiques ou textiles synthétiques.
Ces microparticules ont été détectées dans l'air, dans l'eau, dans des aliments, des emballages, des textiles synthétiques, des pneus et des cosmétiques. Les humains en ingèrent, en inhalent ou sont en contact par la peau chaque jour, souvent sans le savoir.
Il existe aussi une version encore plus préoccupante : les nanoplastiques, mille fois plus petits, capables de franchir des barrières biologiques que les microplastiques ne peuvent pas traverser, y compris la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau.
Microplastiques dans l’eau et le sang : ce que révèle l'étude de référence
Une étude publiée le 24 mars 2022 dans la revue Environment International a communiqué pour la première fois sur la présence de microplastiques dans le sang humain. Une équipe de chercheurs néerlandais a détecté des particules de microplastiques dans le sang de 17 adultes en bonne santé, sur 22 donneurs analysés. C'est la première fois qu'une telle pollution du corps humain était prouvée, interrogeant sur les conséquences sanitaires liées à l'ingestion de ces polymères.
50 % des échantillons ont révélé la présence de polyéthylène téréphtalate (PET) dans le sang. Le PET est ce fameux plastique transparent, léger et solide, utilisé dans les emballages tels que les bouteilles d'eau, de soda et jus de fruits.
Depuis, les études se sont multipliées et le tableau s'est considérablement précisé. Des études publiées entre 2024 et 2026 ont élargi le constat : du polystyrène a été retrouvé dans un tiers des échantillons sanguins analysés, du polyéthylène dans un quart. Ce sont exactement les polymères des emballages alimentaires et gobelets du quotidien.
Microplastiques dans le corps : jusqu'où vont-ils ?
Des scientifiques ont retrouvé ces dernières années des microplastiques dans les poumons, le cœur, le foie, les reins, ainsi que dans le placenta et le sang.
Contre toute attente, les concentrations de microplastiques dans le tissu cérébral dépassent celles retrouvées dans le foie ou les reins, deux organes pourtant spécialisés dans l'élimination des substances toxiques. Certaines études ont observé des concentrations plus élevées chez des personnes atteintes de démence, sans qu'un lien de causalité puisse être établi à ce stade.
Quels sont les risques pour la santé ?
Il s'agit d'une découverte préoccupante puisque ces particules pourraient voyager dans le corps humain et se loger dans les organes. Aujourd'hui, l'OMS appelle à des recherches approfondies. La recherche a depuis progressé, et les signaux sont de moins en moins rassurants :
- Risque cardiovasculaire : Une étude publiée en mars 2024 dans le New England Journal of Medicine par le Dr Parvaiz Koul (Naples) a montré que la présence de microplastiques dans les artères carotides multiplie par 4,5 le risque d'AVC ou de crise cardiaque.
- Inflammation et perturbations hormonales : Ces particules peuvent transporter des substances toxiques, des perturbateurs endocriniens ou des métaux lourds, qu'elles relâchent une fois dans le corps. Elles peuvent provoquer des inflammations, des déséquilibres hormonaux et peut-être, à long terme, favoriser certaines maladies type cancers.
- Fertilité et santé respiratoire : Une méta-analyse portant sur 2 000 études animales a montré que les microplastiques semblent affecter la fertilité, être liés à un risque accru de cancer et nuire à la santé respiratoire.
Bon à savoir : les effets sont cumulatifs sur des années, pas immédiats. Il ne s'agit pas d'une alarme sanitaire immédiate, mais d'un signal scientifique solide qui justifie de réduire son exposition dès maintenant.
Microplastiques dans l'eau : robinet ou bouteille, laquelle est la plus contaminée ?
En France, la consommation annuelle des bouteilles d'eau s'établit à près de 10 milliards de litres, soit environ 25 millions de bouteilles plastiques utilisées par jour. La France apparaît comme le cinquième plus gros consommateur d'eau en bouteille au monde. Et pourtant, l'eau potable est accessible à tous.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'eau en bouteille n'est pas une solution. L'étude américaine Columbia-Rutgers (2024), publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, a détecté en moyenne 240 000 fragments de plastique par litre dans les bouteilles, dont 90 % de nanoplastiques inférieurs à 1 micron. La bouteille plastique elle-même est une source de contamination directe, surtout en cas de stockage prolongé ou d'exposition à la chaleur.
Une étude du CNRS de Toulouse (janvier 2025) a révélé que 8 marques d'eau en bouteille sur 10 contenaient plus de microplastiques que l'eau du robinet local testé.
La bonne nouvelle est même que certains oligo-éléments et autres minéraux présents dans l'eau du robinet seraient capables de former une barrière naturelle protectrice empêchant les microplastiques de se dégrader en plus petites particules.
Consommer l'eau du robinet (et davantage lorsqu’elle est dotée d’un système de filtration) est donc de loin la meilleure alternative face à l'achat de bouteilles d'eau en plastique. Encore faut-il que cette eau offre un véritable plaisir à la dégustation !
Comment filtrer les microplastiques de son eau du robinet ?
Toutes les solutions de filtration ne se valent pas face aux microplastiques présents dans l’eau et le sang.
| Technologie | Efficacité contre les microplastiques | Efficacité contre les nanoplastiques |
| Carafe filtrante | Faible (environ 30 %) | Très faible |
| Filtre à charbon actif sous évier | Bonne | Partielle |
| Osmose inverse | Très bonne | Bonne (< 1 µm) |
Expert en traitement de l'eau depuis 90 ans, Culligan répond à la demande des Français conscients de l'impact de leur mode de vie sur l'environnement, avec sa solution de purification de l'eau Click & Drink.
Le Click & Drink Intense fonctionne par filtration au charbon actif végétal. Ultra-performant, il filtre le chlore, les pesticides, les PFAS et les résidus médicamenteux. Ses performances de rétention ont été contrôlées et certifiées par les laboratoires indépendants Eurofins et IANESCO, accrédité COFRAC. Sa cartouche couvre environ un an de consommation pour une famille de 4 personnes.
Le Click & Drink Premium est un osmoseur à triple filtration. Grâce à sa triple filtration et à sa membrane d'osmose inverse, ce dispositif permet de réduire fortement la présence de particules, de micropolluants, de nitrates, de PFAS et de pesticides. La membrane d'osmose inverse retient une très grande partie des substances dissoutes et des particules présentes dans l'eau. C'est la solution la plus complète, pouvant être utilisée pour l’eau de boisson des nourrissons et des personnes à la santé fragile.
Réduire son exposition : les bons gestes au quotidien
La filtration est un premier geste efficace pour éviter les microplastiques dans l’eau et le sang. Quelques habitudes simples permettent d'aller plus loin :
- Stocker l'eau dans des contenants en verre ou en inox
- Éviter de chauffer des aliments dans des emballages plastiques
- Préférer des vêtements en fibres naturelles (coton, laine, lin) — chaque lavage de textile synthétique libère des milliers de fibres plastiques
- Aérer régulièrement son logement pour limiter les particules en suspension dans l'air
- Dire définitivement adieu aux bouteilles d'eau en plastique à usage unique
Sources
- https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pollution/des-microplastiques-dans-le-sang-humain_162543
- https://endplasticsoup.org/fr/plastics-in-the-human-body/
- Marfella R. et al., Microplastics and Nanoplastics in Atheromas and Cardiovascular Events, New England Journal of Medicine, mars 2024.
- https://www.nih.gov/news-events/nih-research-matters/plastic-particles-bottled-water
Article rédigé par Marie-Aude Benazzi Mis à jour le 28/07/2026 à 13:54
Dans la même catégorie