Le chlorure de vinyle monomère (CVM) est une substance qui peut parfois être détectée dans l'eau potable. Contrairement à d'autres contaminants présents dans l'environnement, sa présence est généralement liée à certains matériaux utilisés par le passé dans les réseaux de distribution d'eau.
Depuis plusieurs années, les autorités sanitaires et les collectivités surveillent ce composé afin de garantir la qualité de l'eau distribuée aux consommateurs. D'où vient-il ? Comment se retrouve-t-il dans l'eau ? Comment savoir si sa commune est concernée ? Faisons le point.
Ce qu'il faut retenir
Le chlorure de vinyle monomère, plus souvent appelé CVM, est une substance chimique utilisée dans la fabrication du PVC (polychlorure de vinyle).
Le PVC est un matériau largement employé depuis plusieurs décennies dans de nombreux domaines, notamment pour la fabrication de canalisations, de revêtements ou encore de matériaux de construction.
Dans certaines conditions, des traces résiduelles de CVM peuvent migrer depuis d'anciennes canalisations vers l'eau qui y circule.
En France, le chlorure de vinyle monomère fait l'objet d'une surveillance spécifique dans l'eau destinée à la consommation humaine en raison de ses propriétés toxicologiques connues. Le ministère de la Santé rappelle que le CVM est classé cancérogène pour [LR2.1]l'Homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). Cette classification repose principalement sur des observations réalisées dans des contextes d'exposition professionnelle à des concentrations élevées.
Il est toutefois important de replacer ce sujet dans son contexte. Comme le rappelle le ministère de la Santé, l'exposition au CVM par la consommation d'eau du robinet est considérée comme faible. À ce jour, aucun lien certain n'a été établi entre la consommation d'eau du robinet et la survenue de cas d'angiosarcome hépatique ou d'hépatocarcinome, deux pathologies qui ont historiquement été associées à des expositions professionnelles importantes au chlorure de vinyle monomère.
Dans le domaine de l'eau potable, les autorités sanitaires ont défini une limite de qualité fixée à 0,5 µg/L, afin de garantir un haut niveau de protection des consommateurs. Cette valeur sert de référence pour les contrôles réalisés sur les réseaux d'eau potable en France.
La réduction du CVM repose avant tout sur des actions menées directement sur les réseaux de distribution.
Les collectivités disposent de plusieurs leviers pour limiter la présence de CVM dans l'eau :
Ces actions permettent d'améliorer durablement la qualité de l'eau distribuée.
Certaines personnes choisissent également d'installer une solution de filtration directement au point d'utilisation.
Comme pour tout système de traitement, les performances observées dépendent de plusieurs paramètres :
Afin d'évaluer la capacité de réduction de certains contaminants, Culligan a fait réaliser des essais par le laboratoire indépendant IANESCO, accrédité Cofrac.
Les analyses ont été réalisées sur une eau volontairement enrichie en substances ciblées afin de mesurer les performances du système Click & Drink Premium dans des conditions expérimentales contrôlées.
Pour le chlorure de vinyle monomère (CVM), les résultats observés sont les suivants :
| Paramètre analysé | Avant filtration | Après filtration | Réduction observée |
| Chlorure de vinyle monomère (CVM) | 0,29 µg/L | < 0,10 µg/L | > 65 % |
Dans les conditions du test réalisé par le laboratoire IANESCO, le système Culligan Click & Drink Premium a permis de réduire de plus de 65 % la concentration en chlorure de vinyle monomère.
Ces résultats ont été obtenus dans des conditions de laboratoire et ne constituent pas une garantie de performance dans toutes les situations réelles d'utilisation.
La présence de chlorure de vinyle monomère (CVM) dans l'eau potable est généralement liée à l'histoire des réseaux de distribution.
Selon le ministère de la Santé, le CVM provient principalement de certaines canalisations en PVC installées avant les années 1980. À cette époque, les procédés de fabrication pouvaient laisser subsister davantage de résidus de chlorure de vinyle monomère dans le matériau qu'aujourd'hui.
Avec le temps, une faible partie de ces résidus peut migrer progressivement vers l'eau qui circule dans les conduites. Ce phénomène est différent de celui observé pour des substances comme les pesticides ou certains polluants industriels, qui proviennent généralement de l'environnement. Dans le cas du CVM, la source se trouve directement dans certains matériaux constituant le réseau de distribution.
Plusieurs facteurs peuvent influencer cette migration :
Ce phénomène est principalement étudié dans les zones où subsistent encore certains tronçons anciens du réseau.
Les consommateurs peuvent accéder à plusieurs sources d'information pour connaître la qualité de l'eau distribuée dans leur commune.
Les résultats des contrôles sanitaires sont notamment disponibles auprès :
Ces données permettent de consulter les résultats des analyses réalisées sur les réseaux de distribution.
Sources et références
Ministère de la Santé – Eau et chlorure de vinyle monomère (CVM)
Eau et chlorure de vinyle monomère (CVM)
ARS Occitanie – Le chlorure de vinyle monomère (CVM)
ARS Occitanie - Le chlorure de vinyle monomère (CVM)
Questions / Réponses ARS sur le chlorure de vinyle monomère dans l'eau du robinet
Questions-réponses CVM (PDF)
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